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Intervista alla scrittrice curdo-armena Maha Hassan

istitutoeuroarabo.it/DM/cittadina-francese-curda-un-po-armena-e-anche-ebrea-dialogo-con-la-scrittrice-siriana-maha-hassan/Comitato di Redazione1 marzo 2020

Cittadina francese, curda, un po’ armena e anche ebrea. Dialogo con la scrittrice siriana Maha Hassan

Maha Hassan al centro, Palermo 2019 (ph. Parodi)

di Eugenia Parodi Giusino

La città di Palermo, con gli incontri La parola alla Siria. Voci creative di donne in esilio, lo scorso dicembreha voluto dare visibilità ad alcune artiste siriane che si trovano lontane dalla loro terra, là dove non è stato loro possibile esprimersi con la libertà di cui hanno bisogno tutti, e ancor più gli intellettuali e gli artisti. Questi, con il loro pensiero e lavoro possono esprimere contenuti, idee, modelli non omologati, audaci e portatori di una visione della vita che forse non può ancora proporsi e radicarsi nella società di un Paese arabo che ha sofferto anni di guerra e distruzione, assalti terroristici, e regimi dispotici. Gli esili forzati di milioni di siriani, non sono affatto finiti, e un numero considerevole e imprecisato si trova in campi profughi sparsi ai margini dell’Europa, in un limbo esistenziale e materiale insopportabile, che preclude loro sia di entrare in Europa sia di tornare in patria. O è stato costretto a riparare nei vicini Paesi.

La condizione di questi individui e la recente storia della Siria sono l’oggetto di un saggio a più mani: Esilio siriano (Exil syrien, ed. A. Guerini e Associati Spa, Milano 2016) ‒ a cura di Marina Calculli, specialista in geopolitica della regione libanese e siriana e dello scrittore e attivista Shady Hamadi. Ha scritto Marina Calculli: «Chi fugge dalla Siria non è solo un soggetto politico, ma anche uno strumento politico…si analizzerà come lo spostamento di milioni di siriani, sia verso l’interno sia verso l’esterno della Siria, non sia stato soltanto una mera conseguenza inattesa della violenza esplosa nel Paese dopo il 2011, bensì parte di una vera e propria strategia, condotta in larghissima misura dal regime di Bashar al-Asad e del suo principale alleato, la Russia…Il regime, sotto la pressione dell’avanzata dei gruppi ribelli, ha in parte perduto, ma in parte anche abbandonato diverse fasce di territorio settentrionale e centro-orientale della Siria…» contemporaneamente alienando da alcune zone, quelle che ritiene lo “Stato utile” o la “Siria utile”, la parte della popolazione a lui contraria.

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Alla scrittrice curdo-siriana Maha Hassan, esule da quindici anni a Parigi, invitata a Palermo per La parola alla Siria abbiamo rivolto alcune domande. Maha Hassan è una scrittrice, giornalista e attivista curdo-siriana. Nata ad Aleppo e con studi giuridici alle spalle, si è affermata come scrittrice di romanzi nel suo Paese già negli anni Novanta. A partire dall’anno 2000 è stata perseguitata dal regime perché nelle sue pagine si leggeva di argomenti tabù come religione, sesso e politica e le è stato proibito pubblicare. Nel 2004, all’inasprirsi delle violenze contro i curdi, Maha Hassan ha lasciato la Siria e si è trasferita a Parigi. Nel 2005 ha ricevuto da Human Rights Watch una borsa di studio Hellman/Hammett per gli scrittori perseguitati. Continua a scrivere e a difendere i diritti delle donne nella società araba. In italiano è stato tradotto il suo romanzo Tamburi d’amore.

Vous êtes née en Syrie dans une famille kurde; une de votre grands-mères était arménienne, persécutée en Turquie, et pour rester en Syrie, elle a toujours dû cacher sa véritable identité. Vous apportez donc avec vous des éléments de cultures et de religions différentes, et la Syrie elle-même a toujours été un carrefour, un affrontement-rencontre de différentes origines religieuses et ethniques, avec une société non homogène. “Exil syrien” retrace l’histoire politique récente de la Syrie et les exilés syriens, les soulèvements populaires pacifiques, les actions et violations des différents acteurs et gouvernements concernés, les efforts laborieux de la population      pour sortir de l’abîme de la guerre. Hamadi se demande: «Loin ou toujours chez eux (watan), les Syriens se demandent: “Qui sommes-nous, aujourd’hui”? La question de l’identité syrienne devient fondamentale car la guerre a mis en évidence la fragilité de la société ». Pour vous, qui vivez par choix loin de votre pays, la définition de votre identité est-elle un sujet difficile ou est-elle structurée par l’élaboration de valeurs universelles et culturelles?     

«Je suis écrivaine; c’est ça mon identité définitive que j’ai construite pendant ces années vécues en Syrie et en France. Je suis citoyenne francaise mais je suis aussi kurde. Je suis, peut- être, un peu arménienne et pourquoi pas aussi juive. Je passé une année dans la maison d’Anne Frank. Mon roman parraîtra bientôt sur mon expérience douloureuse dans la maison d’Anne à Amsterdam, là où j’ai découvert des points communs entre les juifs et les Kurdes et entre l’exode de juifs et celui des syriens pour cause de guerre. Je pense que je suis née en Syrie, decendante d’une grand-mère arménienne, d’une autre kurde, et d’une arabe, et que je suis venue vivre en France pour vivre de multiples expériences parfois paradoxales et contradictoires. C’est pourquoi, aujourd’hui, je ne suis qu’une écrivaines. C’est ma seule identitié».

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Noam Chomsky, philosophe, scientifique et activiste politique américain toujours cohérent avec ses idées, même si elles sons politiquement inconfortables, souligne le concept selon lequel les intellectuels, précisément parce qu’ils sont “privilégiés” ‒ en tant qu’utilisateurs et acteurs culturels ‒ ont plus d’opportunités que les autres et donc encore plus de responsabilité. «C’est à ce moment-là qu’un individu doit choisir et utiliser le privilège pour remettre en question l’État», écrit-il dans un essai de 2011, qui a été republié pour la dernière fois dans La responsabilité des intellectuels (Ponte delle Grazie, 2019). Cependant, il faisait référence à une minorité dans une démocratie occidentale. Vous avez choisi, il y a de nombreuses années, d’exercer pleine liberté d’expression à travers la fiction, le roman, et pour cela vous avez cependant dû quitter la Syrie, le pays où vous êtes née. Y avait-il quelque chose de dangereux et d’inacceptable dans vos écrits? Comment avez-vous pris la décision difficile de partir?

«Ecrire pour moi est une affaire de naissance. Je suis née pour raconter, je répète partout cette phrase. Ont ne peux pas raconter sans liberté. Le fait que je sois née en Syrie, fille d’une famille kurde, mais elle ne parlant que l’arabe, en raison du régime nationaliste arabe despotisque, niant toute liberté d’expresion pour le peuple syrien, m’a mis constamment en danger. La premiere fois, j’ai été interdite de publier mon deuxieme roman, puis, en 2004, quand la “révolution kurde” s’est declanchée, j’ai été interrogée par les services de renseignement en tant d’écrivain kurde. C’est pourquoi j’ai eu peur. Je n’ai pas eu le choix, j’ai été obligée de quitter la Syrie pour sauver mon écriture et pouvoir soigner cette raison de vivre et les faire grandir comme un arbre, dans cet exil choisi et aimé».

Il y a une image très efficace et vivante que vous suggérez sur la liberté.« Dans notre pays – vous avez écrit ‒ la liberté est comme un produit frais à déguster, quand pour vous (pour les pays occidentaux, ndr) il a la saveur et la consistance d’un aliment en conserve ». Veuillez nous en dire plus.

«C’est des paroles dites par Rima, le personnage principale de mon roman Tambour d’amour, traduit en italien. Rima vivait en France où la liberté est un concept évident, après les longs combat du peuple Français pour realiser ce sens. En revenant en Syrie, Rima sentait un autre goût de la liberté, une liberté fraiche, inédite, inconnue, car les Syriens ont vécu lontemps sans pouvoir s’exprimer.

Sfollati nel nord della Siria verso Tel Temer (ph. Unicef Delil Souleiman)

Malgré la longue histoire de trahison et d’abandon des Kurdes, je sens, au fond de moi, que justice sera faite un jour. Peut-être que cela ne sera pas rapide mais je suis convaincue que l’intelligence internationale va voir les Kurdes comme un peuple qui mérite ses droits; je crois au futur. Comme citoyenne francaise d’origine kurde, je sais qu’il y a en France, pas mal de gens qui soutiennent la casue kurde. Je pense que la France et la communauté européenne peuvent jouer un grand rôle pour aider à la naissance d’un état ou d’un statut plus stable pour les Kurdes, y compris au Moyen Orient».

Le syrien Mohammed Dibo, exilé à Beyrouth, en Exil syrien avait écrit «Certains intellectuels ont créé une nouvelle culture, née aujourd’hui en Syrie, qui s’exprime mieux dans le domaine créatif, à travers la poésie, les romans, le théâtre, les témoignages, le peinture, caricatures». À votre avis, bien qu’il existe des zones en Syrie, avec la présence de milices non gouvernementales y compris des groupes terroristes, qui continuent d’être bombardées par des avions russes et gouvernementaux (Idlib, «Ansamed news» du 20/12/19) , et compte tenu des récents et ruineux actes de guerre en Irak aux mains des États-Unis et de l’Iran, vous pouvez toujours espérer que les phénomènes culturels mentionnés par Dibo augmenteront, deviendront des points de référence pour une renaissance de la culture syrienne qui a connu par le passé d’énormes plaintes, et des violences de toutes sortes, dirigées contre ses représentants.

«Le jour où je réponds à ces questions, il y a deux filmes syrienes nomment pour les Oscars. Peut-être un film sera en finale. Le cinéma du régime n’a jamais pu arriver à cette place. Le fait que les syriens insistent pour la liberté et la démocratie, cela a vraiment créé une nouvelle vague d’expression et libèrer l’art et la culture de ses prisons intérieures. Nous vivions comme dans le monde de 1984, où Big Brother nous surveille, jusque dans nos rêves. Aujourd’hui, malgré le mal de la guerre, les pertes, la mort, nous sommes plus libres au fond de nous. J’aime bien parler d’expression : la nouvelle vague culturelle fera suite à cette guerre, comme les grands mouvements artistiques mondiaux, le Surréalisme par exemple, qui sont nés à côté de la guerre.

I becchini della Siria

Je ne dis pas cela éxactement, je ne suis pas une femme politicienne, je suis écrivaine et plus précisemment, romancière. J’utilise mon imagination en la melangant à la réalité. Mais j’ai vu de mes propres yeux les islamistes en Turquie. Cela n’est pas un secrêt; il y plein d’articles qui parlent du soutien de la Turquie aux intégriste islamiques, y compris à ceux de Daech. Pour moi, le conflit entre Erdogan et les Kurdes est une question essentielle pour la Turquie qui a peur de l’existance d’un pouvoir laïque et moderne à ses frontières. Je crois que le rêve d’Erdogan c’est d’être reconnu comme un nouveau sultan ou calife qui gouvernerai un monde islamique. Et pour cela, le grand obstacle devant lui ce sont les Kurdes, un peuple différent».

Vous avez également écrit «Nous devons ouvrir un dialogue libre pour arracher le terrorisme au terroriste, parce que Daesh est une tendance culturelle et morale et pour le détruire, nous avons besoin d’une arme culturelle». Vous croyez donc que le fanatisme religieux, qui est une composante du terrorisme, est une idéologie, une philosophie de vie qui imprègne une partie de la société au Moyen-Orient et doit également être combattu en proposant, à travers la culture, un autre modèle de société plus libre, tolérant, démocratique?

«Non, je ne crois pas que le fanatisme religieux soit capable de regarder loin, ni d’accepter de dialoguer. J’ai une autre proposition, selon moi plus profonde, qui s’adresse aux nouvelles générations, si on peux dire, la deuxieme génération de terroristes. Ceux qui sont nés dans une certaine éducation ou dans les milieux extremistes, soit islamistes, soit politiques qui provoquent la haine et la vengance. La question à creuser, pour sauver “l’humanité” partout, tant au Moyen-Orient qu’en Europe, est plus compliquée; on ne peux la résumer dans une interwiew dans un journal. Il nous faut de nouvelles méthodes éducatives, médiatiques et sociales pour éclairer le chemin très sombre et noir du fatalisme et contrer l’agenda politique des islamistes. J’insiste encore fois: Daech n’est pas un courant religieux mais un mouvement politique et nous devons travailler, sérieusement et culturellement, pour le battre».

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Conclusioni

Porre delle domande a Maha Hassan è stata un’esperienza insolitamente ricca di significato e anche di emozione per me, perché dalle risposte avute si comprende il travaglio interiore che è stato alla base delle sue scelte estremamente coraggiose, sin da giovane, in un Paese islamico pur provenendo da una famiglia conservatrice. Le donne, come la scrittrice racconta nei suoi romanzi, sono tuttora relegate in una zona d’ombra e di silenzio, espropriate delle loro emozioni. Infrangere le radicate tradizioni con la scrittura, in particolare con una narrativa affrancata dalle regole canoniche dettate dalla religione, non era e non è tollerato. La Hassan non ha rinunciato ad esprimersi e con forza continuerà a farlo. Pur specificando di non essere “une femme politique”, continua tuttavia, con i mezzi a sua disposizione, ad essere anche un’attivista a difesa dei diritti delle donne di ogni Paese e dei soggetti più deboli. Ammirevole anche il modo in cui vive la condizione di esule in Francia, senza rimpianti, con elegante intelligenza e sensibilità. Queste le sensazioni che mi ha trasmesso Maha in questo dialogo, sincero e non convenzionale, come nell’incontro con una vera artista, che spero rincontrare.

Dialoghi Mediterranei, n. 42, marzo 2020

Maha Hassan a Palermo, 2019

Appendice

Lei è nata in Siria da una famiglia curda; una sua nonna era armena, perseguitata in Turchia, e, per restare in Siria, dovette sempre nascondere la sua vera identità. Lei porta con sé elementi di culture e religioni differenti dunque, e la stessa Siria è sempre stata un crocevia, un incontro-scontro di appartenenze religiose ed etnie differenti, con una società affatto omogenea. “Esilio siriano” ripercorre la storia politica recente della Siria e degli esili siriani, le pacifiche rivolte popolari, le azioni e le violazioni dei vari attori e governi interessati, i faticosi tentativi della popolazione per uscire dall’abisso della guerra…Hamadi si chiede: «Lontani o ancora in patria (watan) i siriani si domandano: “Chi siamo, noi, oggi?” La domanda sull’identità siriana sta diventando fondamentale perché la guerra ha messo in luce le fragilità della società». Per lei, che vive per scelta lontana dal Suo Paese, la definizione della sua identità è un argomento difficile o si è strutturata attraverso l’elaborazione di valori universali e culturali?

Sono una scrittrice; questa è la mia identità definitiva che ho costruito in questi anni vissuti in Siria e in Francia. Sono cittadina francese ma sono anche curda. Sono, forse, un po’ armena e, perché no, anche ebrea. Ho trascorso un anno a casa di Anna Frank. Presto apparirà il mio romanzo sulla mia dolorosa esperienza nella casa di Anna ad Amsterdam, dove ho scoperto elementi comuni tra ebrei e curdi e tra l’esodo degli ebrei e quello dei siriani a causa della guerra. Penso di essere nata in Siria, discendente da una nonna armena, un’altra curda e una madre araba, e che sono venuta a vivere in Francia per vivere esperienze multiple, a volte paradossali e contraddittorie. Ecco perché oggi sono solo una scrittrice. È la mia unica identità.

Noam Chomsky, autorevole filosofo, scienziato e attivista politico statunitense sempre coerente con le sue idee, anche se politicamente scomode, rimarca il concetto che gli intellettuali, proprio perché “privilegiati” – in quanto fruitori e attori culturali ‒ hanno più opportunità degli altri e, quindi, anche più responsabilità. «È a quel punto che un individuo deve scegliere e usare il privilegio per mettere in discussione lo Stato» scrisse in un saggio del 2011, per ultimo ripubblicato ne “La responsabilità degli intellettuali” (Ponte delle Grazie, 2019). Si riferiva tuttavia ad una minoranza, in una democrazia occidentale. Lei ha scelto tanti anni fa di esercitare la piena libertà di espressione attraverso la narrativa, il romanzo, e per questo però ha dovuto lasciare la Siria, il Paese dove è nata. C’era qualcosa di pericoloso e inaccettabile nei suoi scritti? Come è arrivata alla difficile decisione di partire?

Scrivere per me è una questione di nascita. Sono nata per raccontare, ripeto questa frase ovunque. Non possiamo raccontare senza libertà. Il fatto che io sia nata in Siria, figlia di una famiglia curda, ma che parlava solo l’arabo a causa del dispotico regime nazionalista arabo, che negava qualsiasi libertà di espressione per il popolo siriano, mi ha costantemente messa in pericolo. La prima volta mi è stato vietato di pubblicare il mio secondo romanzo e poi, nel 2004, quando è scoppiata la “Rivoluzione curda”, sono stata interrogata dai servizi di intelligence come scrittrice curda. Questo è il motivo per cui avevo paura. Non avevo scelta, dovevo lasciare la Siria per salvare la mia scrittura ed essere in grado di coltivare questa ragione di vita e farli crescere come un albero, in questo esilio scelto e amato.

C’è un’immagine molto efficace e vivida che lei suggerisce a proposito della libertà. «Nel nostro Paese – ha scritto – la libertà è come un prodotto fresco da gustare, quando per voi (per i Paesi occidentali, n.d.a.) ha il sapore e la consistenza di un cibo conservato». Ci spieghi ancora.

Queste sono le parole pronunciate da Rima, il personaggio principale del mio romanzo Tamburi d’amore, tradotto in italiano. Rima ha vissuto in Francia dove la libertà è un concetto scontato, dopo la lunga lotta del popolo francese per realizzare questa idea. Tornando in Siria, Rima prova un altro gusto della libertà, una nuova, fresca, inedita, sconosciuta libertà, perché i siriani hanno vissuto a lungo senza essere in grado di esprimersi.

Nonostante la lunga storia di tradimento e abbandono dei curdi, sento profondamente che un giorno verrà fatta giustizia. Ciò potrebbe non accadere velocemente, ma sono convinta che l’intelligenza internazionale vedrà i curdi come un popolo che merita i propri diritti; credo nel futuro. Come cittadina francese di origine curda, so che ci sono molte persone in Francia che sostengono il caso curdo. Penso che la Francia e la comunità europea possano svolgere un ruolo importante nell’aiutare la nascita di uno Stato o uno status più stabile per i curdi, anche in Medio Oriente.

Il siriano Mohammed Dibo, esule a Beirut, in “Esilio siriano” aveva scritto «alcuni intellettuali hanno creato una nuova cultura, nata oggi in Siria, che si esprime meglio in campo creativo, attraverso la poesia, i romanzi, il teatro, le testimonianze, la pittura, le caricature». Secondo lei,  nonostante ci siano in Siria  zone con presenza di milizie non governative, tra cui gruppi terroristi, che  continuano a subire bombardamenti da aerei russi e governativi (Idlib, notizia Ansamed del 20/12/19), e tenendo conto dei recenti e rovinosi atti di guerra in Iraq per mano Usa-Iran, secondo Lei si può ancora sperare che i fenomeni culturali cui accenna Dibo possano accrescersi, divenire punti di riferimento per una rinascita della cultura siriana che in passato ha subìto enormi censure, e violenze di ogni tipo, dirette verso i suoi esponenti?

Il giorno in cui rispondo a queste domande, ci sono due film siriani nominati per gli Oscar. Forse un film sarà in finale. Il cinema di regime non è mai stato in grado di raggiungere questa posizione. Il fatto che i siriani insistano sulla libertà e sulla democrazia ha davvero creato una nuova ondata di espressione e liberato arte e cultura dalle sue prigioni interne. Vivevamo come nel mondo del 1984, dove il Grande Fratello vegliava su di noi, anche nei nostri sogni. Oggi, nonostante il male della guerra, delle vittime, della morte, siamo più liberi dentro. Mi piace parlare di espressione: la nuova ondata culturale seguirà questa guerra, come i grandi movimenti artistici del mondo, ad esempio il Surrealismo, che sono nati accanto alla guerra.

Copertina del romanzo di Hassan, La metropolitana di Aleppo

Non dico esattamente questo, non sono un politico, sono una scrittrice e, più precisamente, una scrittrice di romanzi. Uso la mia immaginazione mescolandola con la realtà. Ma ho visto gli islamisti in Turchia con i miei occhi. Non è un segreto; ci sono molti articoli che parlano del sostegno della Turchia ai fondamentalisti islamici, compresi quelli di Daesh. Per me, il conflitto tra Erdogan e i curdi è una questione essenziale per la Turchia, che ha paura dell’esistenza di un potere secolare e moderno ai suoi confini. Credo che il sogno di Erdogan sia quello di essere riconosciuto come un nuovo sultano o califfo che governerà un mondo islamico. E per questo il grande ostacolo davanti a lui sono i curdi, un popolo diverso.

Ha scritto anche «Dobbiamo aprire un dialogo libero per strappare il terrorismo al terrorista, perché Daesh è una tendenza culturale e morale e per distruggerlo abbiamo bisogno di un’arma culturale». Lei ritiene quindi che il fanatismo religioso, che è una componente del terrorismo, sia un’ideologia, una filosofia di vita che permea parte della società in Medio Oriente e va combattuta anche proponendo, mediante la cultura, un altro modello di società, più libera, tollerante, democratica?

No, non credo che il fanatismo religioso sia in grado di guardare lontano, né di accettare il dialogo. Ho un’altra proposta, che ritengo più profonda, che si rivolge alle nuove generazioni, se si può dire, alla seconda generazione di terroristi. Coloro che sono nati in una certa cultura o in circoli estremisti, islamici o politici, che provocano odio e vendetta. La domanda da approfondire, per salvare “l’umanità” ovunque, sia in Medio Oriente che in Europa, è più complicata; non può essere riassunta in un’intervista in un giornale. Abbiamo bisogno di nuovi metodi educativi, mediatici e sociali per far luce sul cammino molto oscuro e disastroso del fatalismo e per contrastare l’agenda politica degli islamisti. Insisto ancora una volta: Daesh non è una corrente religiosa ma un movimento politico e dobbiamo lavorare, seriamente e culturalmente, per sconfiggerlo.

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Eugenia Parodi Giusino, laureata in Filosofia, si è sempre occupata di problematiche sociali, di ingiustizie e soprusi per motivi razziali e differenze culturali. L’analisi dei Paesi “in via di sviluppo” e il razzismo negli Usa è stato l’oggetto della sua tesi. Ha insegnato materie letterarie ad Orano, in Algeria, e ha lavorato come redattore ed editor in diverse case editrici a Milano, Padova, Roma (Feltrinelli, Laterza, Arsenale Cooperativa editrice, Liviana, Piccin). Da qualche anno è presente come editor e autrice di articoli e recensioni nella redazione della rivista Per salvare Palermo della Fondazione omonima e in riviste on line. Vive a Palermo.

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articolo pubblicato sulla rivista periodica <<Dialoghi Mediterranei>> dell’Istituto euroarabo

Faraoni di ieri e di oggi, nazisti imboscati e diritti negati

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vignetta del cartoonist giordano Osama Hajjaj

Uno dei parametri per quantificare la presenza di democrazia di un Paese è il riconoscimento e il rispetto reale dei diritti umani fondamentali. Un aspetto costante dei regimi dove questi vengono negati è il ricorso alle informazioni fornite o estorte da spie e “osservatori”, tramite polizia e servizi segreti più o meno legalizzati. Questo articolo guarda all’Egitto in quanto la morte per tortura del ricercatore italiano Giulio Regeni avvenuta al Cairo nel gennaio 2016 ha scoperchiato e reso trasparente la drammatica realtà di una dittatura dove le sparizioni, gli arresti, le torture e la morte dei cittadini ritenuti  oppositori sono all’ordine del giorno. L’enorme potere di cui godono militari e polizie ha radici storiche documentate da studiosi e testimonianze fornite dalla presenza sul campo di valenti giornalisti e visitatori.


Uno dei più stimati giornalisti e reporter del secolo scorso è il polacco Ryszard Kapuściński che lavorò in Egitto per la prima volta nel 1960, presidente il colonnello Gamal Abdel Nasser e quando il Cairo era anche la capitale della Repubblica araba unita.

Nel suo In viaggio con Erodoto così descrive la situazione (2007:110-11)

«Avevano tutti gli occhi e le orecchie. Qua un sorvegliante, là un guardiano, più oltre una figura immobile su una sedia a sdraio […] quelle persone non facevano niente di preciso, ma i loro occhi formavano una fitta rete di osservazioni incrociate che copriva l’intero spazio stradale, dove tutto quel che accadeva veniva tempestivamente osservato e riferito» e più avanti «Basta assoldare questi individui e dare loro la sensazione di servire a qualcosa […] l’uomo della strada asservito alla dittatura comincia a considerarsi una parte del potere, un individuo importante e significativo […] la dittatura ottiene con poca spesa, anzi quasi gratis, uno zelante e onnipresente agente segreto.»

E a proposito di Nasser, guida del colpo di stato militare del 1952 che detronizzò il re Faruk  e pose fine al periodo “liberale” che il Paese aveva vissuto dal 1922 al 1952:

«Per molto tempo aveva dovuto lottare contro una forte opposizione interna: da un lato i comunisti, dall’altro i Fratelli Musulmani […] Contro entrambe queste forze Nasser manteneva corpi di polizia d’ogni genere.» (ibid.:109)

Tra le moltissime pagine scritte su questo regime in vari saggi dallo storico Massimo Campanini e che riguardano questo specifico aspetto troviamo parole simili in Storia del Medio Oriente «Di fatto, un pesante clima di sospetto e di controllo poliziesco venne a gravare sulla società »  (2006:129). Persino quando descrive il periodo politico della Rau ‒ unione di Egitto con la Siria ispirata al panarabismo di Nasser e da lui fortemente voluta ‒ lo studioso sottolinea il pugno duro esercitato dal rais egiziano, mediante una stretta vigilanza poliziesca, nei confronti della più piccola Siria, dello stesso partito Ba’th che pure lo aveva sostenuto e anche dell’esercito siriano, che venne epurato. Come  capo delle Forze armate in Siria Nasser inviò un suo carissimo amico, il feldmaresciallo ‘Abd al Hakīm ‘Āmer, che aveva partecipato al golpe degli Ufficiali Liberi nel ’52 e che raggiunse la massima carica dell’esercito, capo di Stato Maggiore.  Nasser si fidava talmente di Amer che lo nominò anche vice presidente dell’Egitto, ma la misteriosa fine del maresciallo [1] è ancora da approfondire.

Potenza dell’esercito e i nemici di Nasser

In Egitto vi è una tradizione di potere in mano ai militari risalente al periodo dei Mamelucchi, come afferma anche l’insegnante di Studi ottomani nella Istambul Bilgi University Suraya Faroqhi, nel saggio L’Impero Ottomano (2006:120-121).  La studiosa, nel fare riferimento allo storico legame tra Turchia ed Egitto nel tipo di organizzazione militare, scrive

«Mahmud II [sultano nel periodo1808-1839, N.d.A.] adottò modelli di comportamento che gli erano stati mostrati dal governatore dell’Egitto Mehemed Alì. Questa provincia, a partire dalla conquista ottomana del 1517, era stata amministrata internamente da schiavi militari affrancati (i Mamelucchi) che controllavano il paese già dal XIII secolo.» 

Anche se per consolidare il suo potere Mehemed Alì fece uccidere i capi delle principali consorterie mamelucche, vi era un esercito permanente composto  tramite il reclutamento di contadini egiziani e addirittura «l’esercito egiziano rappresentava l’unica forza militare potente di cui poteva disporre a quei tempi l’amministrazione centrale ottomana » (ibid.:121). L’esercito mamelucco era talmente forte che riuscì ad impedire (battaglia di ‘Ayn Jalut, 1260) la conquista dell’Egitto da parte dei Mongoli, i quali avevano già conquistato l’odierno Iraq.

Tornando all’epoca di Nasser, Campanini, in Storia dell’Egitto, descrive come la presa di potere del rais avrebbe, ovviamente, comportato la creazione di un regime fortemente autocratico basato su un partito unico e, sopra tutti, sul presidente, anche se molte aperture sul piano sociale furono fatte.  L’avversario politico più accanito furono i Fratelli Musulmani che condannavano il nazionalismo arabo e l’ateismo di Nasser

Nel 1966 i Fratelli organizzarono un complotto per uccidere Nasser. Il presidente rispose con la più dura delle persecuzioni e delle reprimende mai scatenate contro di loro. Qutb [2] fu impiccato; la pasionaria dell’organizzazione, Zaynab al-Ghazali, tra molti altri, fu spietatamente torturata. (2017:203).

La testimonianza di Zaynab al-Ghazali e la “letteratura delle carceri”

Zaynab al-Ghazali al-Jabȋlȋ  è stata una fervente devota dell’Islam, militante dei Fratelli e una delle prime femministe in Egitto, naturalmente nei limiti imposti dall’Islam. Dopo un anno trascorso in carcere tra le sevizie, in un processo-farsa fu condannata a 25 anni di lavori forzati e fu però graziata dopo cinque anni, morto Nasser. L’unico suo libro tradotto in italiano si intitola Giorni della mia vita nelle prigioni del Faraone Nasser e fa parte di una vasta letteratura sviluppatasi in molti Paesi arabi con regimi autoritari, in particolare in Egitto, a partire dagli anni sessanta, imperniata sulla repressione carceraria, gli arresti indiscriminati  e immotivati,  il controllo violento sulla popolazione e la onnipresenza di servizi segreti, la “letteratura  delle carceri”.

In questa autobiografia l’autrice alterna la descrizione delle terribili torture subite ciclicamente per un anno (si voleva da lei una confessione di avere cospirato e ordito complotti assieme ai Fratelli Musulmani per uccidere Nasser) con preghiere e descrizioni delle visioni e degli stati d’animo di tipo mistico vissuti in carcere. A completamento delle pesantissime accuse mosse al “tiranno”, Zaynab al Ghazali afferma anche che «In quanto a Nasser, la storia lo giudicò il 5 giugno 1967 [3], quando decise di evacuarci ( I Fratelli, N.d.A.) dalla prigione militare per incarcerarvi i suoi stessi uomini, i suoi agenti e i suoi più stretti collaboratori» (1989:145).

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Nazisti imboscati e nazisti in qualità di tecnici

Probabilmente nessuno degli scrittori e intellettuali arrestati era però essere a conoscenza del fatto che al Cairo in quel periodo circolavano alcuni criminali nazisti. Nel 2008 Nicholas Kulish e Souad Mekhennet due collaboratori del «New York Times» attraversano le strade della città mostrando agli abitanti una foto vecchia e rigata  che ritrae il medico austriaco delle Waffen-SS Aribert Ferdinand Heim, il medico boia di Mauthausen, latitante al Cairo per quasi trenta anni, sino al 2012, anno della presunta morte. Con questo indizio riescono a trovare in uno scantinato una borsa di cuoio impolverata, zeppa di documenti e corrispondenza firmata dal criminale ricercato [4] e, risalendo alla famiglia di Heim, possono ricostruire il suo percorso egiziano.

Detto anche “il macellaio di Mauthausen” o “il dottor morte”  durante la sua permanenza al campo di sterminio aveva torturato e ucciso deliberatamente e in modi crudeli prigionieri sani anche per compiere esperimenti.

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Aribert Ferdinand Heim (ph. sito WWII Gravestone)

Ma il medico austriaco non fu il solo criminale nazista a soggiornare in Egitto a quel tempo.

Se Heim, presumibilmente, riuscì a nascondersi alle autorità egiziane – aveva acquisito nome e cognome arabi e si era “convertito” all’Islam  ̶  diversi ufficiali tedeschi, tra cui ex militari della Wehrmacht, (sono citati Wilhelm Voss, Ernst-Günther Gerhartz , Wilhelm Fahrmbacher ) furono invece chiamati dal governo egiziano in qualità di tecnici. Kulish e Mekhennet scrivono ne Il dottor Morte

I tedeschi erano accolti a braccia aperte non soltanto in America Latina , dove emigrarono a frotte, ma anche in Egitto, paese che ne apprezzava le competenze e non si curava né del loro passato né della fede politica. I primi consiglieri militari tedeschi arrivarono nella capitale egiziana intorno al 1950. […] Parecchi militari del movimento Ufficiali Liberi […] avevano simpatizzato per la Germania. Speravano che una vittoria nazista ponesse fine all’influenza coloniale britannica nel loro paese. Il nuovo regime di Nasser non solo non cambiò posizione, ma arruolò un numero anche maggiore di soldati e tecnici tedeschi. Gli ex militari della Wehrmacht […] lavoravano per il Ministero della Guerra e contribuivano ad addestrare l’esercito e migliorare gli armamenti (2014:73-74).

Poco dopo gli autori ci riportano al tema dei servizi segreti e delle prigioni

Ogni tanto la stampa scriveva che ex membri delle SS e della Gestapo erano andati a ingrossare le file dei servizi segreti del Cairo e contribuivano persino alla creazione dei campi di concentramento in cui rinchiudere gli oppositori del regime di Nasser (ibid.:74).

 

Le misure contro il terrorismo islamico acuiscono le dittature

L’orientamento di Nasser seguiva un filo coerente. Simpatie dei regimi egiziani per l’Asse italo-tedesco erano stati evidenti già con il re Faruk e – riferisce Campanini  ‒ anche nel giovane Anwar al-Sadat degli Ufficiali Liberi, sempre in funzione anti-inglese (Storia dell’Egitto, 2017:183).  Il successore di Nasser,  passato alla storia per l’incontro di pace con Israele, all’interno si trovò a dover combattere un feroce terrorismo di matrice islamica e perseguì anche lui epurazioni (dei seguaci di Nasser ma anche di personalità della cultura), giri di vite e arresti indiscriminati contro gli oppositori (Medio Oriente, 2007:175). Fu assassinato nel 1981 da un fondamentalista islamico al grido «Ho ucciso Faraone!».

Il controllo poliziesco sulla società si estese ancora con Mubarak, che, nella continua lotta al terrorismo, varò riforme costituzionali per rafforzare ulteriormente il potere esecutivo «nel mentre vengono abolite l’habeas corpus e le garanzie individuali dello stato di diritto» (ibid.178).

Il regime di “emergenza” in pratica non è mai finito. E mentre la famiglia e l’Italia aspetta da più di due anni di conoscere da chi e perché è stato ferocemente torturato a morte Giulio Regeni, al punto da renderlo irriconoscibile, con il generale al-Sīsī al governo la cronaca ci riporta quasi quotidianamente notizie di arresti, sparizioni e morte di cittadini egiziani di qualunque strato sociale, primi fra tutti gli attivisti nell’ambito della difesa dei diritti umani, come per i membri della Ong Ecf (Commissione per i diritti e la libertà) Amal Fathy e l’avvocato Haitham Mohammedine, arrestati, e per i legali e consulenti della famiglia Regeni Ahmad Abdallah e Ibrahim Metwally, fermato e posto agli arresti mentre si recava a Ginevra a discutere di persona di persone scomparse.

Basta esprimere un cenno di opposizione in un blog o anche scattare delle foto per un’agenzia di stampa durante un violento sgombro della polizia come è accaduto per il giovane reporter Mahmoud Abu Zeid (detto Shakwan), in prigione dal 2013 con udienze continuamente rinviate. Per lui è stata chiesta la massima pena, morte per impiccagione.

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Con queste “coincidenze” è proprio difficile pensare che la morte di Giulio sia stata un caso di cui il governo egiziano ignori i particolari, le motivazioni e gli autori materiali. E, probabilmente, un elemento che nella nostra cultura è un punto di merito per un ricercatore che si reca in Egitto, ossia  una certa conoscenza della lingua araba, è stato in quel regime un aggravio ai fini della sua condanna.

Note

[1] Sulla morte di Amer, ufficialmente suicidio, è stata avanzata l’ipotesi che Nasser lo abbia costretto a suicidarsi a seguito della terribile sconfitta subita nel 1967, durante la cosiddetta Guerra dei Sei Giorni, dalle forze militari egiziane comandate appunto da Amer. Se Igor Man, prestigiosa firma de «La Stampa» e analista del Medio Oriente, in Diario Arabo aveva raccontato che «A pagare fu il maresciallo Amer, comandante supremo, un uomo bello e gentile, legato da una amicizia carnale a Nasser del quale tuttavia non condivideva la “politica dell’azzardo”. Il rais, che pure lo amava, lo fece suicidare», la storia ha tuttavia  dato un giudizio negativo sull’operato del maresciallo, accusato di incompetenza e sospettato di volere organizzare un golpe. Un film egiziano del 2009, Al Rais wal Moushir (The president and the marshal) ha riaperto la  controversa questione della morte alla luce della complessa relazione tra i due uomini. Familiari di Amer hanno avanzato critiche verso il racconto sostenendo che il loro congiunto è stato ucciso e riportando prove forensi.

[2] Sayyid Qutb fu uno dei massimi ideologi dell’organizzazione politico-religiosa dei Fratelli Musulmani

[3] Data di inizio della Guerra dei Sei Giorni

[4] Alla fine della guerra Heim era stato in un campo di prigionia in Francia gestito dagli americani,  dove aveva esercitato la medicina e, per ironia della sorte, avuto apprezzamenti per il suo lavoro. Non risultando tra i criminali di guerra fu poi rilasciato, dopo tre anni di detenzione in vari campi, e qualche anno dopo fuggì al Cairo.

Riferimenti bibliografici (in ordine di citazione)

Ryzard Kapuściński, In viaggio con Erodoto, Giangiacomo Feltrinelli Editore, Milano 2007

Massimo Campanini, Storia del Medio Oriente 1798-2006, Il Mulino, Bologna 2007

Faroqhi Suraiya, L’impero ottomano, Il Mulino, Bologna 2008

Igor Man, Diario Arabo.Tra il serio della guerra e il sacro del Corano, Bompiani 2002

Nadia Abou el Magd, Film to explore Egyptian’s general suspicious death, in «The National World», 15-12-2009

Zaynab al-Ghazali al-Jabȋlȋ,  Days of my life, Hindustan Publications, 1989, trad. it. Giorni della mia vita nelle prigioni del Faraone Nasser nel sito web La Madrasa di Malika https://lamadrasadimalika.wordpress.com (consultato  in maggio 2018)

Nicholas Kulish e Souad Mekhennet, Il dottor Morte. Storia della caccia al medico boia di Mauthausen, Arnoldo Mondadori Editore, Milano 2014

Massimo Campanini, Storia dell’Egitto.Dalla conquista araba a oggi, Il Mulino, Bologna 2017

(Questo articolo è stato cortesemente pubblicato nel n.32 della rivista periodica on line <<Dialoghi mediterranei>> http://www.istitutoeuroarabo.it/DM/egitto-faraoni-di-ieri-di-oggi-nazisti-imboscati-e-diritti-negati/ )  

L’Algeria, l’Islam e la cultura amazigh. Intervista a Karim Metref

 

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Questa intervista è stata cortesemente pubblicata nel n. 26 del periodico  <<Dialoghi Mediterranei>> dell’Istituto Euroarabo di Mazara del Vallo

Perché intervistare Karim Metref?  Ho insegnato un anno in Algeria, ad Orano, tanti anni fa, in una scuola per bambini  italiani e non ho più avuto l’occasione di dialogare con qualcuno che lì fosse nato e vissuto e che avesse una visione del mondo vicina alla mia. Gli ho rivolto domande su temi a me cari e che giudico rilevanti al fine di una reale conoscenza di aspetti sociali e geopolitici lontani, e che però ci riguardano da vicino. Facciamo parte di un universo, il nostro orizzonte non può essere quello della strada di fronte.

Karim, nato nel ’67 in un piccolo paese della Cabilia, fin da giovane, è stato impegnato  in Algeria nell’attivismo per la difesa dei diritti culturali dei Berberi e dei diritti democratici di tutta la popolazione. Dopo corsi di formazione in nuove forme di pedagogia in Italia, Francia e Germania pratica l’impegnativo e importante mestiere di animatore e formatore in educazione alla pace, alla gestione non violenta dei conflitti e ad una visione interculturale dei rapporti umani. Veicola questi valori con la sua scrittura in numerose testate giornalistiche (Carta, Internazionale, Il Manifesto, Cem-Mondialità, Missioni della Consolata…) e in riviste elettroniche (Peacereporter, Babelmed, Agoravox, La bottega dei Barbieri…).

Collabora con vari Enti su progetti educativi ed ha pubblicato testi sul tema dell’esilio, una raccolta di lettere, rara testimonianza diretta di una sua missione di sette mesi a Baghdad, al tempo dell’occupazione Usa, nonché un manuale di ludo-pedagogia per maestri unitamente a video-documentari su villaggi cabili e su Baghdad occupata. Dal ’98 vive a Torino, dove lo abbiamo incontrato e intervistato.

In contemporanea con le elezioni in Francia, si sono svolte il 4 maggio scorso le elezioni in Algeria. I media italiani si sono limitati a registrare la bassissima affluenza alle urne della popolazione e i risultati. La flessione è stata ancora più massiccia di quella registrata nel 2012. Un articolo che hai scritto sull’argomento porta il titolo «Algeria: una lettura delle (non) elezioni amministrative». Cosa intendevi dire?

In Algeria sono anni che le elezioni politiche e presidenziali sono delle non-elezioni. Chi ha il potere distribuisce i posti parlamentari a proprio piacimento. E la poltrona presidenziale è sequestrata da ormai 18 anni. La maggioranza della popolazione non partecipa. E questo avviene da decenni con la benedizione della cosiddetta comunitá internazionale. Mentre il popolo ha sempre visto chiaramente i brogli, gli osservatori dell’Onu, dell’Ocse e della Comunità Europea non hanno mai avuto da ridire. Bisogna dire che il presidente attuale ha generosamente distribuito i pozzi di petrolio e di gas alle varie multinazionali e che tutti traggono profitto della sua permanenza al potere. Se la stampa internazionale l’ha segnalata questa volta è semplicemente perché l’astensione ha raggiunto livelli imbarazzanti. Che non si possono più nascondere. Livelli molto più bassi dei 35% dichiarati dal regime di Algeri.

L’Algeria è un grandissimo e importante Paese del Mediterraneo, e – per inciso – anche la più forte potenza militare africana, e l’Italia ha influenti rapporti commerciali con essa. Perché qui da noi circolano pochissime notizie?

Come già detto, il regime algerino fa fare buoni affari a tutti: compagnie petrolifere, industria bellica, multinazionali agricole, farmaceutiche, grandi aziende dell’edilizia e lavori pubblici… E di tutte le nazionalità. In Algeria ci sono Statunitensi, Britannici, Francesi, Tedeschi, Russi, Cinesi, Turchi, Paesi del Golfo…Ognuno ha il suo tornaconto, in un modo o nell’altro. E come nel mondo del crimine organizzato, anche in quello dei grandi affari “No news is good news”. Quando gli affari girano, meglio mettere tutto a tacere. Basta sapere ad esempio che nel 2001 c’è stata un’insurrezione generale nella regione della Cabilia – che sta a un’ora di macchina da Algeri – e nessuno ne ha parlato. Milioni di persone per le strade. Circa 150 morti tra i civili. Più di 3000 persone rimaste invalide a vita. Quasi due anni di scontri per le strade, caserme prese d’assalto da parte della popolazione disarmata, manifestazioni-fiume, occupazioni, autogestione… tutto passato sotto silenzio. 

Orano, mercato, 1979 (ph. Parodi)

Tu sei nato in Cabilia, la regione che ha dato di più, in termini organizzativi e di perdite di vite umane, alla rivoluzione per l’indipendenza e che – è giusto ricordarlo – lottò un decennio eroicamente contro l’invasione francese nell’800. Inoltre sappiamo che per tutto il tempo dell’occupazione non cessarono mai del tutto episodi di resistenza. Perché la popolazione e la cultura cabila sono state, diciamo, tradite dopo l’indipendenza dalle forze politiche che hanno ricostruito il Paese? E l’amazigh, la lingua berbera, osteggiata e addirittura proibita negli anni ‘80 e ufficialmente riconosciuta solo dopo dimostrazioni e rivolte pagate a caro prezzo dalla popolazione?

Il rifiuto della cultura Amazigh e la marginalizzazione della Cabilia e di altre aree amazighofone (berberofone) dell’Algeria e del Nord Africa sono dovuti a due fattori principalmente. Si parla spesso della Cabilia perché è la regione Amazigh più popolata, con circa 6 milioni di residenti, senza contare più di 4 milioni di cabili sparsi tra Algeri, altre città d’Algeria e la Francia. Esistono numerosi altri gruppi berberi in giro per il Nord Africa, dall’Oasi di Siwa, nel sud ovest dell’Egitto, fino al sud ovest del Marocco. Ma nessuna comunità è così importante numericamente. La marginalizzazione che colpisce queste regioni, quindi, è dovuta principalmente al fatto che negli anni ‘50, quando i Paesi nordafricani cominciarono ad accedere all’indipendenza, uno dopo l’altro, il vento girava verso il Nazionalismo Arabo. L’Egitto di Nasser attirava tutti i giovani vogliosi di libertà e di riscatto. Con l’indipendenza, il Panarabismo fu adottato in varianti diverse come ideologia ufficiale dei giovani Stati. E gli attivisti arabisti imposero la loro idea di scuola, di università, la loro versione della storia e della cultura ufficiale, e presero il controllo degli eserciti e delle amministrazioni. Tutto quello che non rientrava in una definizione esclusivamente araba (e musulmana: all’epoca la religione era in secondo piano) era escluso. La seconda ragione, che riguarda esclusivamente l’Algeria, è il fatto che la rivoluzione fosse stata fatta principalmente in due regioni amazighofone: la Cabilia e l’Aures. Dei grandi leader rivoluzionari il 90% era originario di queste due regioni. Così era anche con le truppe di partigiani. Ma al momento dell’indipendenza, nel 1962, gli ufficiali panarabisti che presero il potere arrivarono dall’estero, dai campi profughi in Marocco e Tunisia. Non avevano fatto la rivoluzione. E la loro unica legittimità erano gli appoggi internazionali (Paesi arabi e Paesi socialisti di allora). Il fatto che la Cabilia rimase fedele ai veri rivoluzionari, tentando anche una ribellione armata nel 1963, la mise definitivamente al bando della giovane nazione. 

Tu hai lavorato come educatore, all’inizio, in Cabilia. Poi ti sei trasferito in Italia dove, oltre a fare l’educatore, scrivi per varie testate e fai conoscere episodi della storia algerina anche recente. Di alcuni sei stato anche protagonista e testimone diretto. Vuoi raccontarci qualcosa?

I grandi movimenti di lotta in Cabilia tra gli anni ‘70 e gli anni 2000 sono stati dei veri movimenti di massa, nonviolenti, e altamente democratici. La loro connotazione principale è ispirata dalla cultura Amazigh, che predilige forme di organizzazione orizzontale senza leadership forte. Per migliaia di anni i villaggi della Cabilia sono state delle mini repubbliche autonome, che si mettevano insieme in federazione solo per affrontare nemici esterni. Così si organizzò il Movimento Culturale Berbero nato nel 1980, dopo la rivolta chiamata la primavera Amazigh (o berbera). Un movimento orizzontale, capillare, presente in ogni paese, città, quartiere, villaggio. Fatto di milioni di formiche attive nell’anonimato e un certo numero di animatori più in vista, nessuno dei quali era considerato o si considerava il leader. Oltre alla rivendicazione culturale e linguistica, gli attivisti del Mcb erano anche sindacalisti, attiviste femministe, animatori di sindacati studenteschi, fondatori delle prime associazioni per la difesa dei diritti umani…Io ero uno di loro: una formica tra tante altre formiche attive. Una delle realizzazioni più straordinarie del movimento fu lo “sciopero della cartella” del 1995-1996. Su appello del Movimento Culturale un milione di studenti rifiutarono di andare a scuola fino a che la lingua amazigh non venisse ammessa nelle scuole. Un’azione mai vista, enorme. Il movimento ottenne buona parte delle sue rivendicazioni. Ma morì subito dopo di stenti e di divisioni interne.

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La Carta Nazionale, la Costituzione, istituita nel 1976 dal Fronte Liberazione Nazionale, era frutto e simbolo della conquista dell’indipendenza dalla Francia, espressione di un particolare “socialismo” algerino e portatore di princìpi democratici ed egualitari. Affermava che lo sviluppo del Paese sarebbe stato a beneficio delle masse popolari. È stata rivista varie volte e riformata. Cosa si è perduto in questi 40 anni?

Come molte cose della vita, la Carta algerina del 1976 aveva lati luminosi e lati oscuri. Sanciva lo stato socialista e i diritti fondamentali acquisiti con l’indipendenza. Diritto a non aver fame, diritto ad avere un tetto sulla testa, diritto alla salute e all’educazione…Noi venivamo da un processo rivoluzionario abbastanza condiviso. E tutti gli algerini si sentivano proprietari della nazione liberata dalle catene dell’ordine coloniale. Ma nello stesso tempo ufficializzava la dittatura del partito unico, l’egemonia dei militari sulla società civile. In qualche modo tutti proprietari ma, se eri un dinosauro dell’apparato politico o militare, eri più proprietario degli altri. Nelle revisioni successive della Costituzione si è aperto il campo politico, sociale e culturale alla pluralità di visioni e opinioni. Ma in cambio ciò che era una volta di tutti è diventato di pochi. Come è successo in tutti i Paesi ex socialisti, i vecchi guardiani dell’ortodossia socialista sono diventati i baroni dell’economia di mercato. Hanno privatizzato tutto a loro vantaggio. Oggi in Algeria sulla carta abbiamo ancora tutti i diritti. Ma le strutture sono state svuotate del loro contenuto. La scuola per tutti c’è, ma forma milioni di analfabeti funzionali. L’Università è ancora gratuita ma forma dei laureati incapaci di tenere un ragionamento logico. Tutti hanno diritto alle cure ma gli ospedali pubblici sono dei grandi casermoni che curano poco e male. E tutto si deve fare nelle strutture private. Le risorse energetiche nazionalizzate nel ‘71 sono state consegnate di nuovo alle multinazionali. Le entrate di questo settore, che resta l’unica fonte di guadagno del Paese, sono usate dal regime per mantenersi in vita.

Un altro principio molto bello contenuto nella Costituzione del 1976 era la «promozione della donna e la sua partecipazione alla vita politica, economica, sociale e culturale della Nazione». Il Codice della famiglia del 1984, fermamente contestato da poche ma decise donne femministe, ha poi introdotto una serie di norme che, nei fatti, non sembra siano affatto coerenti con gli intenti originari post-rivoluzionari. Il Codice è ancora in vigore nella sua rigida forma originaria o sono stati modificati i suoi aspetti più reazionari?

Quella del Codice della famiglia è la prima concessione fatta dal Fronte di Liberazione Nazionale all’islamismo politico, che faceva la sua apparizioni sulla scena verso la fine degli anni ‘70. A parte l’Egitto dove i Fratelli Musulmani erano presenti già dagli anni 50. Il FLN era composto da varie tendenze politiche. La componente maggioritaria, prima e durante la guerra di liberazione nazionale, era composta da patrioti algerini, laici e che si potevano collocare in una sorta di social-democrazia, che volevano portare gli algerini verso uno Stato che garantisse educazione, salute e benessere per tutti. C’erano varie altre tendenze dentro: i liberali laici del partito dell’Unione Democratica del Manifesto Algerino, il Sindacato Nazionale dei Lavoratori Indigeni, l’Unione studentesca, il Partito Comunista Algerino, il movimento dei Riformisti musulmani, Nazionalisti arabi, militanti della causa berbera…

La prima Carta del Fronte di Liberazione, detta “Dichiarazione della Soumam” dal nome della valle della Soumam, in bassa Cabilia, dove fu organizzato il primo congresso di tutte le unità combattenti nel territorio nazionale, nel 1956, era un capolavoro di umanesimo laico. La Carta del 1976, se tradiva quella della Soumam nei suoi intenti universali e di pluralità politica, culturale e sociale e nella limitazione del potere dei militari, le rimaneva però fedele nello spirito di giustizia sociale e di laicità dello Stato.

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Negli anni ‘80, dopo la morte del presidente Boumedienne, per estro- mettere l’ala sinistra del Fln, la destra dei nazionalisti arabi si alleò con i nuovi movimenti islamisti. Che fiorirono sia dentro che fuori del Fln. E questo grazie anche a un forte sostegno delle potenze occidentali e ai finanziamenti delle petromonarchie del Golfo. L’islamismo politico è usato come cavallo di Troia per abbattere i regimi socialisti arabi. Uno dei segni forti di quella alleanza fu il Codice della famiglia, che introdusse in un Paese a costituzione laica una serie di leggi legate alla gestione dei rapporti familiari (matrimonio, rapporto coniugale, divorzio, tutela dei figli, eredità…) ispirata a una lettura medioevale del testo coranico e della tradizione musulmana. Dalla guerra civile in qua, i partiti al potere continuano a giocare a tira e molla con gli islamisti, li corteggiano per un po’ e li reprimono per un po’. Ma in fondo le concessioni del passato hanno dato alla loro ideologia ampi poteri sul mondo dell’educazione e sulla società. Ormai hanno modellato la mentalità del cittadino medio a loro immagine. E un ritorno a uno Stato autenticamente laico sarà lungo e difficile.

Nel 4° paragrafo la Costituzione affermava il rigetto dello sfruttamento dell’uomo sull’uomo, dava un alto valore alla spiritualità dell’uomo e risalto al «rispetto della libertà di pensiero e di coscienza». Questi due aspetti sussistono ancora in concreto?

La pluralità di credi politici è una realtà ancorata nella vita sociale in Algeria e la libertà di espressione è abbastanza garantita. La stampa scrive quasi di tutto e ha poche linee rosse che non può superare. La situazione è diversa per la libertà religiosa invece. Sulla carta esiste e lo Stato ne è il garante. Qualche anno fa, la stampa vicina agli islamisti aveva protestato contro l’apertura sempre più numerosa di sale di preghiera per evangelisti attraverso il territorio nazionale. Le chiese evangeliste di matrice nordamericana praticano in Algeria, come ovunque, i loro metodi di proselitismo con l’ausilio di incentivi economici e sociali, e le conversioni sono a migliaia. La tradizione musulmana accetta che ebrei e cristiani possano praticare la loro fede “in libertà”, ma non tollera proselitismo e apostasia. La legge algerina non prevede ostacoli al cambio di religione. Il ministro degli Affari religiosi è intervenuto tagliando corto quelle polemiche. “Il ministero degli Affari religiosi è il garante della libertà religiosa” – disse all’epoca – “E se dei cittadini algerini si organizzano in associazione religiosa e presentano una richiesta per l’apertura di un luogo di culto, secondo le norme vigenti, io non posso che dare il permesso”.

Ma nella realtà le limitazioni della libertà di coscienza sono tantissime, di ordine sociale prima di tutto. Lo Stato spesso fa poco per proteggere le minoranze religiose, i non credenti e gli atei…E la polizia e alcuni giudici molto spesso usano una legge pensata contro “chi offende la religione musulmana” per punire, invece, o per lo meno creare problemi a chi non rispetta certi dettami come il digiuno del Ramadan o tiene discorsi ritenuti non conformi alla fede maggioritaria.

Storici, qualificati giornalisti e studiosi del terrorismo jihadista sono convinti che questo fenomeno che da circa due decenni coinvolge pesantemente anche i Paesi occidentali sia principalmente una guerra intestina, interna al mondo islamico. Sciiti e Sunniti, cioè, si contenderebbero la supremazia sulla variegata galassia di Stati di religione islamica. Sei d’accordo con questa tesi generale?

Non esiste una guerra interna al mondo dell’Islam per una egemonia culturale dei sunniti contro i sciiti, per la semplice ragione che quello sciita e quello sunnita sono due modi distinti di vedere e vivere la religione e il suo rapporto con la vita sociale e politica. E non basterebbe una vittoria militare per portare le persone a passare da un mondo all’altro. In realtà nessuno dei due blocchi è un monolite omogeneo. Sunna e Shia sono già due galassie che contengono tantissime tradizioni, interpretazioni e scuole di pensiero. Sarebbe come considerare la guerra d’Irlanda una guerra per l’egemonia culturale tra cattolicesimo o protestantesimo. Anche se il fattore religioso aveva un ruolo importante per definire le posizioni delle popolazioni, sappiamo invece tutti che la vera posta in gioco non è mai stata la religione.

È vero invece che c’è una guerra d’influenza tra l’Iran e le monarchie del Golfo. E questa guerra si fa tramite la diffusione di idee estremiste, il finanziamento e l’armamento di movimenti estremisti sunniti, da parte delle monarchie della penisola araba, da una parte. Dall’altra parte, l’Iran fomenta le ribellioni e fornisce finanziamenti e armi alle minoranze sciite presenti nei Paesi a maggioranza sunnita. Però l’obiettivo non è l’egemonia religiosa, ma quella politica e soprattutto economica. Tuttavia questa guerra d’influenza tra Iran e penisola arabica non basta a spiegare tutto. La questione è molto complessa, affonda le sue radici nella fine dell’impero ottomano e inizio della colonizzazione europea, nella scoperta dei più grandi giacimenti di petrolio e gas del mondo, nella seconda guerra mondiale, nei processi di decolonizzazione, nella questione israelo-palestinese, nella guerra fredda, etc…Ma questo forse è il caso di lasciarlo per un’altra discussione.

Dialoghi Mediterranei, n.26, luglio 2017

 

Siti di propaganda per combattenti e contromisure

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bandiera della “Rivolta Araba” (1916-1918)

Anni fa due piccolissimi bambini di un Paese islamico furono intervistati in una trasmissione televisiva per dire qualcosa sulla loro  madre, una giovane jihadista che si era fatta esplodere in un attentato, e la scena fu riproposta anche da una emittente italiana. La bambina, di circa sette anni, seduta compostamente, rispose “La mamma ha fatto martirio”, mentre le parole del fratellino, troppo piccolo per comprendere anche il contesto, furono soltanto “Io vado all’asilo”.  Volendo il giornalista mostrare l’assurdità di quella tragedia, nei fatti puntò le telecamere sulla mancata elaborazione di un dolore troppo grande per essere espresso.

Può essere grande l’attrattiva esercitata sui giovani da siti che sollecitano l’adesione ad un progetto di rivoluzione centrato sul jihad, che, forte anche delle sue promesse, si presenta già nella sua essenza come qualcosa di eroico e salvifico. Nel breve saggio Pensare il radicalismo islamico (in “Prometeo”, n.128, Mondadori, 2014) Claudio Vercelli, docente di storia contemporanea all’Università di Torino, ha spiegato bene la natura prettamente politica del fondamentalismo, consistente in un moderno movimento di mobilitazione “…verso un obiettivo finale che non è stato ancora raggiunto”.  “Il nocciolo del fondamentalismo” – scrive Vercelli – ” non sta in ciò che promette, ma nella capacità di indurre gli affiliati a cercare di tener fede a tale promessa, convincendoli della necessità di ripetersi negli sforzi…”. Un soggetto politico di nuova concezione che si può nascondere ovunque  e in nessun luogo e che reinventa le modalità dello scontro.

Uno dei compiti più difficili degli Agenti scelti che lavorano costantemente sul Web a livello mondiale è smascherare la vera identità di uomini e donne che si nascondono nei vari social dietro profili ed account fasulli, corredati di foto altrettanto false.  Oltre che un compito è una sfida, sia perchè la reale identità di questi individui si disperde e viene occultata  dal groviglio consentito dalla rete, sia per il fatto che tanti vengono individuati ed eliminati ma altrettanti  riappaiono sotto altra veste. Considerazione che vale naturalmente anche per la quantità di truffatori che talvolta riescono ad  acchiappare persone sprovvedute o che non conoscono bene i mezzi che usano. Sono state anche trovate e disattivate quantità di  app , lanciate dall’Is (e da Talebani) per scambiare con i telefoni cellulari messaggi criptati. Alcune poi sono appositamente dedicate ai bambini, il cui indottrinamento è considerato essenziale da questi criminali.

Da un articolo sul Corriere della Sera del 2 agosto scorso, scritto da Andrea Galli, abbiamo avuto particolari su una vicenda di corrispondenza, in Italia,  fra aspiranti terroristi, veicolata da Internet, ma  fortunatamente bloccata  in tempo dalle indagini dei Carabinieri e del Ros di Milano. Un magazziniere pakistano residente dal 2003 a Vaprio d’Adda (Farook Aftab) scambiava in chat informazioni, foto e propaganda (jihadista ovviamente) con un albanese (tale Idbrahim Bledar) abitante in un paese vicino. Pare che i due, scoperti ed espulsi dall’Italia, non si siano mai incontrati nella realtà e però comunicavamo molto bene; Bledar anche con Maria Giulia Serio, la ventottenne italiana che, abbracciata la fede islamica, si è trasferita in Siria assieme al marito albanese nel 2014, per unirsi ai terroristi dell’Is.

E’ alla Siria ed alla Libia che bisogna guardare – secondo il giornalista Galli – per andare alla ricerca di altri possibili attentatori mentre c’è chi si spinge oltre, intravedendo nella Somalia più profonda (dove agiscono i jihadisti di Al Shabaab) segnali e movimenti utili per comprendere ciò che il futuro potrebbe riservare al mondo nell’ambito di questa imprevedibile guerra dichiarata nei fatti dal terrorismo fondamentalista. Questa ipotesi è stata avanzata dal reporter di guerra Domenico Quirico  – in un servizio pubblicato da “La Stampa” il  15 agosto scorso – profondo conoscitore dell’argomento, il quale, inviato in Siria nel 2013, fu fatto prigioniero dall’Is e vi rimase per sette mesi. Potè poi fortunatamente ritornare in Italia.  “I margini delle cose spiegano meglio quanto accade…è li che bisogna cercare…Chi cerca al centro si perde nella illusione di capire…Qui (Quirico parla della Somalia), in questa periferia del mondo, margine apparente del Califfato, maturano le sue implacabili metamorfosi, si preparano le micidiali sorprese che ci riserverà domani.”

Le motivazioni che possono spingere un essere umano, per lo più sono giovani,  a muoversi verso una direzione totalitaria che lascia alle sue spalle ogni residuo di ragione è diventato purtroppo un argomento di rilievo in quasi tutto il mondo. Si indagano le ragioni storiche e sociali del fondamentalismo e non mancano gli studi di psicologia sociale nel tentativo di delineare i “profili” degli attentatori terroristi che si dichiarano di fede islamica.

Qualche informazione su quello che è considerato il primo terrorista europeo, Khaled Kelkal, francese di origine algerina, ucciso dalla Polizia nel  2005 nei pressi di Lione è contenuto nell’articolo con il link riportato sotto

http://www.carteggiletterari.it/2016/10/26/1995-viene-ucciso-in-francia-il-primo-terrorista-jihadista-cosa-e-cambiato-da-allora/ ,  pubblicato dalla rivista “Carteggi letterari critica e dintorni”

Chuck Norris vs Kommunism. Videocassette (Usa) per la libertà

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Romania, anni ’80. La riunione emozionante di una famiglia qualunque davanti ad uno schermo casalingo per assistere alla proiezione di una videocassetta sgangherata viene bruscamente interrotta. Bussano alla porta numerosi e minacciosi agenti  della polizia politica, i bambini vengono chiusi in una stanza per non assistere. Dopo quasi due ore è finito l’interrogatorio, per fortuna senza arresti o violenze e le cassette VHS però, proiettore compreso, vengono sequestrati. Cosa ci può essere di tanto pericoloso in quel materiale? Semplicemente la libertà. E in un Paese con una dittatura infame e affamante come quella di Nicolae Ceausescu (e famiglia) qualunque film che venga  dall’Occidente è proibito. Non importa che si vedano le scazzottate di Van Damme o gli spari di Chuck Norris o Sylvester Stallone che fa jogging. Tutto per i Rumeni ha il sapore della libertà,  mette davanti ai loro occhi paesaggi, situazioni, ambienti, auto e vestiti di lusso che non hanno mai visto, che li diverte e li fa sognare.

E la prima a sognare è Irina Margareta Nestor, traduttrice e doppiatrice che viene ingaggiata da Teodor Zamfir, personaggio piuttosto ambiguo, ma audace e con molte conoscenze, il quale compie due operazioni insieme: si arricchisce e fa un dono alla popolazione. Organizzatore, nella sua abitazione,  di un piccolo studio dove arrivano clandestinamente dall’Urss e dai Paesi confinanti centinaia di videocassette che vengono rapidamente tradotte e partono per ogni località, anche remota del Paese, nascoste sotto i bagagliai e in tutti i modi possibili. Non importa se i nastri sono così rovinati che “a volte le scene dovevamo immaginarle…”racconta ridendo uno dei testimoni intervistato nel film. E, forse per l’ironia presente, il racconto diventa leggero e suggerisce che anche nei momenti peggiori ci si può riunire ad altre anime e insieme andare avanti con un po’ di allegria, sperando.

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Irina Margareta Nestor oggi, durante le riprese del film

 

La voce di Irina – che nel doppiaggio presta la sua voce  a tutti, uomini, donne, bambini, diventa un simbolo, come al tempo Radio Londra per l’Europa antinazista. E lei racconta che, nonostante la paura, continuava a fare quel lavoro perché era anche per lei l’unico modo, in una realtà opprimente e poliziesca, di dissentire e respirare.

Nel bellissimo docufilm di Ilinca Calugareanu, Chuck Norris vs Communism (2015),  proiettato giorni fa in un cineclub di Milano, e spero presto a Palermo, sono presenti una folla di persone che vissero di queste emozioni. Una di loro dice “i semi gettati dalle videocassette infine esplosero in una rivoluzione”. Il film, presentato in vari Festival, ha ricevuto meritati premi.

 

Tutti al galoppo

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Ad Orano insegnavo materie letterarie nelle classi medie di una piccola scuola organizzata per i figli degli operai e tecnici italiani dipendenti della Saipem che lavorava al terminal di Arzew (35 km da Orano), parte della costruzione della prima condotta sottomarina di trasporto del metano algerino da Hassi R’Mel in Italia, attraverso la Tunisia. Attualmente si sta costruendo un ulteriore gasdotto  che trasporterà il metano in Sardegna (che ne è priva) e Toscana, alla massima profondità mai raggiunta (m.2885). La realizzazione del progetto ha però subìto uno stallo, causato dalle comprensibili  opposizioni di natura ambientalistica sollevate dalla popolazione algerina e dagli abitanti della Sardegna ma anche per disaccordi di tipo economico tra le varie aziende partner del progetto.

La decisione di partire da soli e lasciare le famiglie in Italia era in genere presa dai lavoratori con un contratto a breve termine, i quali vivevano in un campo attrezzato vicino agli impianti e sceglievano di lavorare anche la domenica dal momento che non esisteva nessun genere di svago.  Chi doveva stare due o tre anni aveva garantita una bella abitazione in centro città e l’istruzione elementare e media per i figli.

Naturalmente questo non bastava affatto ai piccoli che si sentivano fuori posto e deprivati di tutti i generi di divertimento e di consumo che già negli anni settanta si erano diffusi a livello di massa. Io cercavo di incuriosirli con argomenti al di là dei libri di testo e, inutilmente, di modificare l’atteggiamento mentale – alimentato purtroppo dalle famiglie stesse – che li portava a considerarsi quasi una specie diversa dagli abitanti locali. In un tema uno dei ragazzini più grandi lamentava di trovarsi male in Algeria dove non poteva giocare a calcio perché non c’erano ragazzi della sua età. La più completa estraneità tra queste famiglie e gli Algerini era suggellata dal mancato desiderio di imparare la lingua francese, accresciuta da diffidenza e nessuna conoscenza della storia locale.

Pensai allora di creare un’occasione di divertimento, qualcosa di speciale per questi bambini. Ero stata una o due volte in un centro turistico sulla costa, a pochi chilometri dalla città, dove c’erano dei bei cavalli da montare e avevo provato l’ebbrezza del galoppo immersa nella natura. Veri purosangue berberi come quelli ammirati nei circhi da bambini!  Era prevista la presenza di uno stalliere-accompagnatore con tanto di turbante, che montava senza sella e non parlava una parola di francese. Non ci sarebbe mai più stato – secondo me  – un contatto più verace di questo con la realtà dell’Algeria, i suoi paesaggi e i suoi abitanti.

Così organizzai la gita con quattro o cinque bambini elettrizzati dalla novità e finalmente divertiti. Andammo coi cavalli al passo verso un luogo incantevole, alberato, dove non si vedeva un’auto. E sarebbe andato tutto bene se alla nostra guida non fosse venuto in mente di assestare un bel colpo di frustino al mio cavallo e a quello di Elena, una mia allieva di undici anni. Gli animali partirono al galoppo come missili ed Elena fece un volo, rimanendo svenuta a terra qualche secondo. Un ingiustificabile incosciente. Il mio terrore fu placato soltanto dal fatto che la bambina non si era rotta da qualche parte e sembrava mantenere intatte tutte le funzioni cognitive e l’episodio si concluse senza clamore, per mia fortuna.

Anche in Algeria, in varie zone, oggi purtroppo si verificano azioni terroristiche praticate da bande armate di delinquenti jihadisti legati all’Isis o come quella del 2013 ai giacimenti di gas di Al Amenas da parte di Al Qaeda (L’Algeria trema su Limes, febbraio 2013). Attacchi diretti anche talvolta contro la popolazione Tuareg, accusata di praticare un islamismo pacato. Alcune fonti sostengono che qualche gruppo di “uomini blu” abbia invece collaborato con i terroristi. L’unica cosa certa è che i Tuareg da decenni sono in lotta con i governi degli Stati del Sahel perché rivendicano una loro autonomia e indipendenza.

Le stesse organizzazioni turistiche mettono in guardia dai pericoli presenti in un itinerario di viaggio in Algeria che non si limiti alle principali città. Finito l’anno scolastico scalpitavo per tornare in Italia e non organizzai, come pure desideravo, un tour nelle oasi più sperdute del Sahara, oggi troppo azzardato.

 

Flic.Un interrogatorio

 

lupo ritagl.Sul finire degli anni settanta in Algeria si avvertiva con chiarezza che il potere era in mano ai militari. La guerra d’indipendenza era finita da appena 13 anni e il governo era affidato al colonnello Houari Boumedienne, già capo di stato maggiore dell’esercito rivoluzionario, che rimase in carica dal 1965 al 1978. Ma anche oggi – a detta di coloro che seguono da vicino gli avvenimenti del Maghreb come il blogger algerino Karim Metref e il giornalista Mostafa El Ayoubi – l’organizzazione politica più potente dell’Algeria è l’apparato militare. Il che per inciso rappresenta teoricamente  una barriera contro il proliferare dell’islam radicale nella sua materializzazione terroristica del Daesh.

Ho sempre pensato che se, mentre stavo lì,  nessuno mi ha mai molestato o adescato in qualche modo ciò era dovuto alla paura  che tutti avevano delle ripercussioni penali che un simile gesto, considerato molto più grave che da noi,  avrebbe provocato. La presenza dei flic era ben visibile, per esempio anche in occasione di una semplice lunga coda a serpentone per entrare in un cinema di Algeri. La loro attività consisteva nel distribuire – secondo me a casaccio – colpi di manganello sugli aspiranti spettatori, solo locali, per tenere la fila in ordine.

I divertimenti comunque erano veramente pochi per tutti, Algerini e stranieri. Una sola volta andai a teatro, mai al cinema, forse perché i film erano solo in arabo o perché non c’erano cinema che potessi frequentare con serenità. Come ho scritto in un altro episodio non c’era un solo locale pubblico a presenza mista dove le donne  potessero andare. Mi mancava un posto dove andare a ballare. Soltanto in privato nelle feste familiari, soprattutto matrimoni, era possibile per tutti scatenarsi nella danza, ma distinti per genere. Anche perché il tipo di danza che ho potuto vedere, quella diffusa tra la gente del posto, quasi uguale per i due sessi e diversa dalla sofisticata danza del ventre solo femminile, consisteva in velocissimi movimenti del bacino, richiamo immediato alla sensualità-tabù.

Quell’unica rappresentazione teatrale fu una performance surreale. Ad Orano, a due passi dal deserto, uno spettacolo folcloristico di balli e musiche dell’URSS caucasico con costumi pesantissimi  e lunghi parrucconi impolverati. Ma, si sa, i due Paesi erano amici e l’Algeria, per la sua storia recente,  ricopriva il ruolo di rappresentante africano del socialismo, di difensore dei diritti dei popoli oppressi. Per questi motivi costituiva un porto sicuro anche per i rifugiati dalla dittatura cilena ed ebbi modo di conoscerne qualcuno.

La stessa polizia però, che funzionava come deterrente da eventuali molestie degli Algerini nei miei confronti, in un caso specifico che mi riguardò compì decisamente un abuso di potere che mi procurò pura angoscia per molto tempo. Con l’ingenuità di un Pinocchio e molto arrabbiata per il furto dell’unico gioiellino che possedevo, una catenina d’oro, decisi che era il caso di denunciare l’episodio al più vicino commissariato di polizia, come si fa da noi. L’unica persona che poteva averla presa era una persona di servizio  e così dissi; ma non avevo prove. Poiché mi ero fatta accompagnare da un amico italiano mi fecero parecchie domande più che registrare la denuncia, ma il tutto nei limiti di un normale colloquio. Poi mi chiesero di ritornare il pomeriggio e questa volta non c’era nessuno con me.

A quel punto mi fu chiaro che l’unica cosa che interessava loro era capire chi fossi ed entrare prepotentemente nella mia intimità subissandomi di domande insidiose che nulla avevano a che fare con il furto ma che erano attinenti unicamente alla sfera della moralità. La situazione si capovolse e divenni l’unico imputato, come il tenero burattino che, derubato delle monete d’oro, viene condannato a quattro mesi di gattabuia . Mi intimarono di confessare chi frequentava la mia casa, a quale ora e perché, in quale stanza ricevevo gli  amici e cosa facevo e come mai abitavo da sola e così via in un crescendo sempre più minaccioso e terrorizzante per una giovane ragazza che parlava appena il francese e che era lì da poco. Importante era farmi sentire colpevole. Non ero un cittadino da proteggere ma una scostumata da mettere alla gogna.

Non ricordo come riuscii a sfuggire a quelle sabbie mobili ma ne venni fuori a pezzi. Fu messa in discussione la mia identità. Venne meno qualunque sicurezza e soltanto allora capii che la mia propensione alle sfide mi aveva portato in una situazione troppo difficile da governare con i pochi mezzi a mia disposizione.

 

Gita in Libia

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copertina della Domenica del Corriere del 1911 dal titolo  “Sbarco truppe italiane a Tripoli. I bersaglieri accolti con simpatia dagli indigeni”

In queste vacanze ho lasciato l’Algeria e mi sono concessa una breve gita immaginaria in Libia sollecitata dalla cronaca di questi giorni.

Nel dicembre scorso si è giunti in Marocco, con il patrocinio della comunità internazionale e dopo lunghi tentativi diplomatici, ad un accordo storico per “unificare” la Libia. Dal 2014 il Paese non aveva avuto un governo unico ma due parlamenti rivali insediati e rappresentanti delle due principali regioni che lo compongono. Il nuovo governo provvisorio con a capo Fayez Al-Serraj dovrebbe eliminare la scissione tra Tobruk in Cirenaica (con un governo ufficiale riconosciuto dall’Onu) e Tripoli con il vecchio parlamento sostenuto militarmente da Alba Libica. Ma il motivo determinante è che l’anarchia seguita al crollo della dittatura ha comportato uno stato di guerra civile con presenza di diversi gruppi di milizie islamiste e il rafforzamento di una sezione locale del sedicente Califfato islamico (Daesh) che occupa la zona attorno a Sirte e che ha già minacciato, in maniera plateale come al solito,di volersi da lì estendere. In Europa naturalmente, ma anche ad Est di Sirte verso le riserve petrolifere. Dietro queste spinte e per scongiurare un ulteriore intervento militare dell’Occidente anti-Is  occorre tentare di ricompattare il Paese e avere un interlocutore certo. La riapertura del dialogo prefigura anche una ripresa di accordi di natura economica e volti a regolamentare il fenomeno migratorio.

Per comprendere meglio il perché della attuale frammentazione politica faccio un passo indietro nel tempo con l’aiuto di  Edward Evans-Pritchard, antropologo e storico inglese che trascorse due anni in Cirenaica come addetto militare dal ’42 ed ebbe modo di conoscere da vicino la società tribale beduina, anche le comunità più nomadi.

La premessa di tutto è che Tripolitania e  Cirenaica sono due regioni separate geograficamente (dal deserto sirtico) e molto diverse per storia, composizione etnica e cultura. Va aggiunto poi che alla definizione degli attuali confini libici si pervenne ad inizio del ‘900  e fino agli anni ’30 per compensazioni belliche, in pratica aggiungendo pezzetti di terra sottratti a colonie di altre potenze.

All’inizio del XIV sec. tutta la zona, Egitto compreso, diventa dominio dell’Impero ottomano che impone tasse ma lascia inalterata l’organizzazione tribale della popolazione beduina, la separazione e l’equilibrio tra centri abitati e società nomade che non prevede un governo centrale. Infatti, – come spiega Evans-Pritchard in Colonialismo e resistenza religiosa nell’Africa settentrionale (Ed.del Prisma) – il principio della struttura tribale è proprio la contrapposizione tra le sue sezioni e il fatto che l’autorità sia distribuita in vari punti ognuno dei quali ha come capo uno sceicco. Aspre contese tribali così come l’insofferenza verso l’amministrazione turca erano parte del quadro.003

In questo contesto, nei deserti della Cirenaica a metà ottocento si diffonde un elemento unificante e civilizzatore delle tribù, la Confraternita della Senussia, inizialmente un movimento religioso missionario diffuso da Alì al Senussi, predicatore di un Islam sunnita di tipo mistico. I numerosi monasteri fondati soprattutto nelle oasi diventano per i nomadi comunità di riferimento religioso, culturale e sociale fornendo anche quelli che oggi definiamo come “servizi”, delle oasi di welfare insomma. E con la mediazione degli sceicchi preposti assolvono anche la funzione di ricomporre le contese tribali.

E’ con la progressiva invasione italiana prima della Tripolitania e poi della Cirenaica che l’istituzione Senussia si trasforma in movimento politico, diviene guida armata per difendere la terra e si oppone ad un’Italia che si introduce con il pretesto di liberare la zona dal dominio ottomano, convinta di conquistare un seguito presso gli abitanti. Calcolo errato che non tenne conto della solidarietà comunque esistente tra Arabi e Turchi entrambi musulmani, e della resistenza che avrebbe fatto il popolo all’ingresso di intrusi infedeli.  In Tripolitania la conquista fu più rapida perché mancava la direzione strategico-militare senussita. Ai primi anni di guerra (1911-1917) e all’esodo della Turchia seguirono vari trattati che riconoscevano l’autorità della Senussia per alcune funzioni, patti del tutto violati con l’irrompere del Fascismo.

I monasteri senussiti vennero distrutti, le loro terre confiscate, il bestiame dei pastori in gran parte ucciso e, allo scopo di minare alla base l’organizzazione sociale nomade tribale, furono attuate una serie di crudeli politiche tra cui la creazione di terribili campi di concentramento per un popolo abituato a vivere in movimento in spazi sterminati. Per assegnare la terra ai coloni italiani vi furono uccisioni e deportazioni di massa dei Beduini tali da giustificare l’uso di termini come sterminio e crimini di guerra. Questa la “riconquista” fascista della Libia. Le sorti della seconda guerra mondiale avrebbero rimesso in discussione questa e altre storie.

Una famiglia tradizionale, o due?

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Orano, 1979, foto di Eugenia Parodi Giusino

Ad Orano ho abitato in un bell’appartamento del centro città, in rue Abd El-Kader – l’emiro, principale eroe nazionale ottocentesco, protagonista della resistenza armata ai Francesi – a ridosso del più grande mercato cittadino. Una casa per me molto grande che una famiglia di medio reddito non avrebbe mai potuto permettersi, e questo era il motivo secondario per cui venivo detestata dal portiere che riusciva a farmi dispetti di tutti i tipi.  Ancora più  intollerabile era la sfacciataggine di abitarvi da sola, per motivi di lavoro, un lavoro dignitoso che presupponeva un’istruzione elevata. Un essere anomalo, che non si riusciva a catalogare.

Nel palazzo abitava anche Monsieur Sherif, il padrone di casa, con la sua (quarta) famiglia. Un ricco industriale di circa cinquant’anni, originario di Mascara, dove era rimasta la sua prima moglie. Della seconda e della terza non ho avuto mai notizie mentre la quarta, che viveva appunto con lui  e i  loro due figlioletti  era una giovane molto bella, bionda, formosa, con occhi azzurri secondo i precisi canoni di bellezza diffusi nei paesi arabi, per lo meno allora.  Abitante della casa era anche una figlia poco più che adolescente di M. Sherif, nata dal primo matrimonio. La sua presenza  in casa era fondamentale: aveva infatti il compito di fare da accompagnatrice, cioè controllore (e spia), della giovane Signora, seguirla le pochissime volte che usciva per andare  all’Hammam o al mercato.

Non ricordo il nome di Madam Sherif ma la sua tristezza, la rassegnazione. Alle mie molte domande rispondeva con monosillabi, quanti ne bastavano per far capire che aveva dovuto recidere ogni precedente contatto della sua vita. E ciò era il punto più alto dove la mia curiosità sociologica e umana potesse avere soddisfazione. Invitata a cena a casa mia la coppia sfoggiava eleganti e costosissimi  vestiti europei acquistati durante i loro viaggi in Europa, a lei era concesso anche un trucco discreto. Non sfuggì tuttavia a mia madre venuta a trovarmi il fatto che la Signora doveva interpellare e chiedere il permesso al marito per qualunque azione, come servirsi del cibo una seconda volta. Per scendere da un piano all’altro Monsieur si portava dietro il cappotto cammello, il cappello e pure i guanti (faceva un po’ più caldo che in Sicilia).  Ma era però a casa loro che la realtà di una dorata schiavitù  mi si appalesava alla vista di un padrone di casa che riceveva me e altri  sul divano (a proposito, divano dal termine arabo-persiano dîwân) mentre la moglie stava accucciata per terra, non mangiava mai con noi e si occupava unicamente del traffico di piatti dalla cucina al salotto.

Coperta dalla testa ai piedi era la Signora quando usciva, scortata, e quest’abbigliamento era per lei di grande imbarazzo incontrandomi per le scale dove non poteva fare finta di non conoscermi. Esterno-interno, casa-mondo, uomo-donna, due universi distinti.

Quella che a me sembrava una rappresentazione teatrale in quanto non volevo  accettarne la realtà, diveniva una  piece  di comicità irresistibile le volte che andavo dal mio padrone di casa per un qualunque motivo. Immancabilmente, la prima preoccupazione di M. Sherif era accendere l’enorme televisore troneggiante, che non una sola volta riuscì a funzionare. Acceso, comparivano righe tremolanti in tutti i sensi e un frastuono insopportabile di mancata ricezione, a dispetto della nuova stazione di telecomunicazioni via satellite di Lakhdaria, vicino Algeri, inaugurata due anni prima. E a quel punto aspettavo con ansia gli insulti in arabo rivolti all’apparecchio da un M. Sherif furioso, scenetta replicata ogni volta e che in parte mi ripagava della vita, non proprio facile, ad Orano.

Non si capisce come il televisore di casa mia, invece, funzionasse; quasi tutte le trasmissioni erano però in arabo classico in coerenza con le politiche culturali del nuovo Paese  che miravano ad unificare tutte le popolazione dell’Algeria cancellandone i dialetti. Ebbe a soffrirne moltissimo, oltre tutta la popolazione analfabeta, la regione della Cabilia, titolare di una lingua propria, berbera. Regione dalla spiccata personalità che ha sempre espresso autonomia, indipendenza, iniziativa, una regione omogenea sul piano etnico, come dice il sociologo Khaled Fouad Allam. Fu l’ultima a cadere nella morsa francese nel 1857 e continuò a ribellarsi anche in seguito. Fu poi l’epicentro dell’organizzazione della Resistenza durante la guerra d’Algeria. Quando tuttavia con l’indipendenza si trattò di dare a tutto il Paese un’identità forte, quello di una Algeria araba, la lingua berbera cabila fu osteggiata, bandita dalla Costituzione secondo cui “la langue arabe est un élément essentiel  de l’identité culturelle du peuple algérien” e ne fu proibito l’insegnamento.

Le rivendicazioni da parte della popolazione cabila della libertà di usare la propria lingua furono, a partire dagli anni ’80, alla base di movimenti di studenti e intellettuali, violentemente repressi nel sangue e ripetuti negli anni a venire con un livello sempre più alto dello scontro che diventa anche politico, economico e implica massicci interventi militari contro i civili, contro i giovani. Nel 2002 la lingua venne alla fine riconosciuta come seconda lingua nazionale ma tra la regione ed il potere centrale non si è giunti ad una vera pacificazione.

(continuerà)